Black and Blanc

J'ai crié sexualité, et je l'ai écrit

08:38, 4/04/2008 .. Publié dans La vie and me...!! .. 1 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien

 

 

Alseny à l'assaut des magasins parisiens...

 

Situer l’être humain dans son environnement, le peindre avec les ambiguïtés de ses rapports extérieurs et les contradictions de son monde intime : tel semble être le projet commun à toute entreprise littéraire.


Lorsque l’entreprise est réussie, comme dans les grandes oeuvres, les décors locaux, au lieu de renforcer l’idée d’une peinture particulière, donnent plutôt son sens à l’universel.


Lire Gogol, Mishima ou Faulkner, quand on n’est pas russe, ni japonais ni américain, n’estce pas faire un grand voyage ? 


Mais n’est-ce pas aussi découvrir l’autre, la différence, en même temps qu’on se redécouvre soi-même ?


Au-delà de la variabilité des décors géographiques, les littératures tentent d’aller au plus près de ce qui n’a pas de frontières, ce qui rapproche les humains, ce qui nous permet dans notre coin de nous sentir sous la peau d’un personnage situé non seulement à des milliers de kilomètres de nous, mais, peut-être aussi, à plusieurs siècles de notre parenthèse de vie.


C’est sans doute pourquoi la sexualité traverse l’écrit dès ses origines.


Car, dimension passée, actuelle et à venir de l’être humain, elle est la grande variable qui, à travers l’espace et le temps, semble immuable.


Dans son sens le plus large, telle qu’on la comprend à partir des travaux en sciences humaines et sociales, elle fait corps avec la littérature.


L’étudier, comme l’ont fait Freud, Malinowski, Mead, Weninger et bien d’autres, exige la prise en compte de la différence sexuelle (les genres), de la répartition des rôles, des rapports de forces et de pouvoirs, de la reproduction et de ses codes, des règles de la parenté et des liens matrimoniaux, de l’homosexualité, de la séduction, du désir, du plaisir, des fantasmes, des passions, de la prostitution, des tabous, des transgressions et des sanctions.


Même un livre de fiction qui n’est pas une mise en scène directe des passions amoureuses (comme dans Les Souffrances du jeune Werther de Goethe, Madame Bovary de Flaubert, Anna Karénine de Tolstoï ... pourrait donc en faire difficilement l’économie.


Bien sûr, l’évocation de la sexualité dans la littérature renvoie plus au genre « érotique » où l’animalité de la relation humaine est montrée, au-delà de ses ressorts psychologiques, dans sa dimension basique.


On pensera alors, dans la littérature états-unienne, plus à Henry Miller qu’à William Faulkner ; en France, plus à Calaferte, Despentes, Houellebecq et à Catherine Millet qu’à Camus, Yourcenar, Kundera et N’diaye ; dans la Caraïbe, plus à Lezama Lima qu’à Carpentier, à Depestre qu’à Ollivier, à Confiant qu’à Glissant ; parmi les auteurs d’Afrique francophone, plus à Ouologuem, Sassine, Beyala qu’à Laye, Monenembo et Sow Fall.


Cependant, qu’il s’agisse de la provocation d’un Sade ou des subtiles allusions d’un Kawabata comme d’un Svevo, qu’elle soit utilisée comme un argument commercial, une critique des moeurs, un désir de choquer ou un dévoilement de l’intime de l’auteur…, la sexualité, degré zéro de l’écriture, lieu du « toujours déjà vu », mais où les mots conservent intact leur pouvoir de choquer, amène à rappeler que le plus important, lorsque l’on a à juger une oeuvre littéraire, c’est sa qualité, son degré d’exigence.


Et ce rappel, que je fais en pensant particulièrement à certains écrivains d’Afrique francophone dits de la « Nouvelle génération », permet de recentrer le débat en priorité au coeur de la littérature.


Au-delà de la pertinence des raisons avancées pour expliquer l’absence, ou le caractère allusif, des scènes sexuelles dans les romans de la première génération d’auteurs africains, et de leur relative profusion chez d’autres à partir de Ouologuem, l’important serait de voir s’il y a chez tel auteur ou tel autre le « bon usage » de la sexualité, c’est-à-dire s’il parvient, à partir de cette grande porte, à aller au plus profond de l'être humain, à cerner l’ultime part humaine qui ramène les théâtrales diversités à des équations essentielles et similaires.


La sexualité est un matériau littéraire comme un autre, même si elle tient une place privilégiée dans tous les domaines de la création.


Mais n’est-elle pas aussi le matériau le plus compliqué à manier à cause de toutes les facilités qu’elle offre justement ?


Ne risque-t-elle pas de devenir une sorte de mirage qui, en canalisant les imaginations vers ses aspects les plus clinquants, dérobe aux plumes ce qu’elle a de plus profond et qui suppose moins une belle langue que la fine compréhension des passions humaines ?


Si son usage de plus en plus explicite apparaît comme une évolution dans les littératures francophones d’Afrique, quel sens global donner à cette évolution ?


Les écritures peuvent se libérer des tabous, se faire plus provocatrices, tendre vers une mode, mais c’est ailleurs qu’il faut en évaluer les résultats : que restera-t-il de tout cela ?


Pour des littératures en marche, l’heure du bilan n’a pas encore sonné.


Éros inspirera peut-être des oeuvres capables de défier le temps et les frontières !


Aux écrivains ici concernés de relever le défi.

                                                        Alseny



L'Autre et Soi ...!!

12:44, 14/02/2008 .. Publié dans La vie and me...!! .. 4 commentaires .. 0 trackbacks .. Lien

 

Alseny à Place d'Italie, un soir d'hiver neigeux.

 

Il est plus facile de définir une personne par rapport à l'enveloppe physique que par son assise psychique.


C'est que l'emballage se prete mieux à la description que la complexité des sentiments invisibles, de l'ambiguité des estimes inaudibles, intouchables qui animent en général les persones.


C'est pourquoi lorsqu'un problème se pose à nous, il est prouvé que c'est à l'extérieur que nous cherchons les solutions ou des explications.


Pourquoi juger une chose ou une personne qu'on ne connait pas assez ?


Nous nous comportons toujours avec nos proches, nos femmes, nos maris, nos amis(es) comme si nous savions mieux qu'eux ce qu'ils doivent faire de leur vie.


Il serait peut etre franchement temps de suspendre nos jugements et d'appendre de voir les autres et à les accepter tels qu'ils sont.


Il faut simplement comprendre que les gens ne peuvent pas etre ce que nous voulons qu'ils soient.


Ne cherchons pas à influencer les autres, essayons plutot de les comprendre et les accepter.


Les choses sont imparfaites, la nature est ainsi. Et c'est cette imperfection qui fait le charme de la vie, mais aussi de la femme.


Ne cherchons pas non plus à prétendre ce que nous ne sommes pas, ne faisons pas semblant de connaitre des choses qu'on ne connait pourtant pas, ou encore de pouvoir faire ce que pertinemment nous sommes incapables de faire.


Vivre, c'est connaitre l'Autre et Soi...!!


Voila pourquoi chacun de nous demeure une énigme pour les autres.


Car meme lorsque nous acceptons de nous livrer, nous liberer de nos secrets, les zones d'ombres subsistent parce que nous n'avons pas tout dit, soit les choses et leur interpretation nous échappent laissant planer les doutes sur notre sincérité, noircir notre objectivité meme tel n'était pas notre but premier.


Pour changer et vivre zen, il faudra nécessairement nous redéfinir, et définir nos priorités, baliser nos projets sans oublier la permission d'observer qui nous sommes, et d'agir en conséquence en tenant compte des autres.


Car il faut toujours tenir compte des autres.


Tenir compte des autres, c'est pas de nous justifier. C'est respecter par exemple leur intimité, leur démarche et leur acception de la vie. Tolérer aussi les différences et peut etre les imperfections.


Dans cette galaxie de la vie, chacun est comme condamné à suivre son chemin, il est normal d'etre fier de son origine et la revendiquer, aimer sa femme ou son mari, etre homo ou hetéro....


La vie est simplement l'Autre et Soi. 

                                                                                       Alseny

 



Il ne faut point s'attarder sur les pensées déprimantes...!!

02:09, 3/01/2008 .. Publié dans La vie and me...!! .. 3 commentaires .. Lien

Du bon vin rosé, des bananes alokos, de belles emissions de télé...et le tour est bien joué.

 

Nos ennemis nous traitent toujours avec aucun respect, cela ne voudrait nullement dire qu'ils n'ont pas peur de nous ou qu'ils ne reconnaissent pas notre capacité.

C'est pourquoi meme amputés des pieds, il faut chercher des ressources nécessaires pour rester debout.

Si l'on baillonne ta voix, reste debout encore et aide les autres par ton silence.

Jamais l'abnégation n'est inutile, car se terrer n'est pas un moyen de préserver sa liberté.

Nous devrions en cela nous considérer d'abord nous-memes, puis les affaires que mous entreprenons, enfin pour qui ou avec qui il nous faut agir.

Avant tout, il est nécessaire de s'évaluer soi-meme, parce que nous croyons presque toujours pouvoir plus que nous ne pouvons.

L'un fera un faux pas pour s'etre fié à son élonquence, à sa beauté .

L'autre a voulu tirer de son patrimoine plus qu'il ne pouvait supporter.

Un troisième a accablé son corps fragile d'une charge trop pénible.

Il doit toujours y avoir plus de force dans le porteur que dans les fardeaux.

Il ne faut s'engager dans aucune affaire, si elle ne vous laisse pas libre de revenir sur vos pas.

On ne doit accepter qu'un travail que l'on peut finir, ou du moins espérer finir.

Par prudence il faut toujours restreindre et bien orienter ses activités et ses amitiés. Parce que la vie reserve souvent ses lots de surprise aux imprudents.

                                             Alseny



Les hommes et les FEMMES

11:35, 1/01/2008 .. Publié dans La vie and me...!! .. 2 commentaires .. Lien

Alsény, tout tranquillement... 

 

N’ayons jamais peur de ne pas correspondre à l’idée que le monde se fait de nous. Car, les gens ne reculent devant rien, surtout lorsqu’il s’agit de faire mal à autrui.

 

Ils ne renoncent jamais à leur préjugé même si totalement contraire à la réalité.

 

C’est pour dire que tout avis étranger, des critiques ne se reposant sur aucun élément d’appréciation objective, il y a beaucoup de chances qu’ils ne soient pas vrais.

 

Certains hommes, par exemple, ne savent pas apprécier leurs femmes à juste titre, parce que souvent ils ont des conceptions erronées des préoccupations esthétique, sentimentales, professionnelles, sociétales, sexuelles, ... de ces dernières.

 

C’est pourquoi d’ailleurs les femmes ne devraient pas passer tout leur temps à vouloir montrer leur personnalité, leur capacité, leur sincérité aux hommes jusqu’à ce qu’elles se rendent faibles, ridicules et méprisantes.

 

Puisque les hommes refusent de voir ce qu’elles sont réellement.

Puisqu’ils ne cessent de voir en elles que de simples objets sexuels.

 

Je suis persuadé que le plus dur des combats est de prouver son innocence ou de vouloir se faire accepter par quelqu’un qui n’en veut plus.

 

Acceptons l’idée qu’il n’y a pas de créature parfaite. Il n’y a que des moments parfaits.

 

Qui doit reprocher à autrui d’être comme il est ?

Avoir peur des différences, c’est avoir peur de tout.

 

Les hommes doivent vraiment avoir peur des femmes, parce qu’elles ne sont pas ce qu’ils voudraient qu’elles soient ?

 

Les femmes ont-elles raison d’avoir peur, parce qu’elles se sentent différentes des hommes - machos  le plus souvent -?

 

La seule différence entre - hommes et femmes - est que les femmes sont tendres pour coucher tandis que les hommes, eux, couchent pour la tendresse. Et c’est tout !!

 

Profitons au maximum de la vie.

Une mauvaise aventure ne devrait pas nous dégoûter de la vie et nous éloigner des belles rencontres.

 

Réalisons nos rêves, car un rêve laissé de coté reste toujours un rêve.

                                                         

                                                                     Alseny



Je me lis...!!

12:44, 16/08/2007 .. Publié dans La vie and me...!! .. 1 commentaires .. Lien

 

Lire, c'est peindre Dieu à 300 lieues au dessus du ciel!!

Lire, c'est deshabiller une femme attristée et exitée!!

Lire, c'est eternellement aimer sa maman endormie!!

Lire est une autre histoire.

Je lis. Je crois lire. Chaque fois que je lis, je m'aperçois que je n'ai point lu. C'est l'ennui de mes lectures.

J'y trouve ce que je cherche,je m'y contente.

Après lecture, je philosophe et je me range. Une seconde d'éternité après en reprennant le même livre, j'en lit un autre que je n'avais pas lu auparavant.

Tous les livres me jouent ce tour.

S'ils ne correspondent pas à mon humeur présente, je ne les trouve pas bons. Une éternité après, je reprend et miracle ils me correspondent comme par enchantement. S'ils me dérangent j'en fais la critique, et cette critique souvent me ressemble.

En fait ce que je veux, c'est de me lire.

En lisant ce que j'approuve, je pense que je pourrait l'avoir écrit.

Je peux même en vouloir au livre de prendre ma place, de dire ce que je n'ai pas su dire, et selon moi je dirai mieux.

Plus un livre m'importe, plus mal je le lis. Ma substance s'y glisse et le pense à mon usage personnel.

C'est pourquoi je veux lire et me convaincre que je sais lire, je lis des livres où ma substance ne pénètre pas.

Je suis dingue de la lecture. Je crois que tous les hommes en sont dingues, et ne savent lire et aimer que des livres ou des femmes qui traitent de leur sensibilité.

Je pense que lire, c'est simplement faire l'amour.

Pourrait-on survivre à la tentation ?

                                           Alsény



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