manulo

La liberté, quelle presse pour quelle Afrique !

03:10, 3/11/2006 .. 0 commentaires .. Lien

On peut tout dire de qui que ce soit, à condition de pouvoir prouver la véracité de ses propos.  Voilà qui est bien logique.  N'est-ce pas ? pourtant, la pratique dans certains pays africains est toute autre.  On peut tout dire de quelqu'un, même si c'est faux, à condition de choisir un moins que rien de la société.  Dans ce cas, on attendra la plainte du malheureux pour ouvrir une longue enquête qui l'épuisera mieux que le plaignant.  Il ne se plaindra jamais, vous pouvez en être sûr.  Mais pourquoi écrirait-on contre quelqu'un qui n'est pas connu ? surtout lorsqu'on sait que personne n'achètera le dit journal (pas parce que c'est faux ou mal écrit, mais tout simplement parce que les inconnus n'attirent même pas l'attention des lecteurs).

Si d'aventure on dit du vrai d'un homme populaire (ministre, commissaire de police, gouverneur, …) il faut que ce soit pour le caresser dans le sens du poil.  Au cas contraire, nos griots de policiers n'attendront pas que le concerné se plaigne pour mettre le malpropre qui a osé salire un grand homme, hors d'état de troubler l'ordre public.  Et généralement, que vous reproche-t-on lorsque vous êtes ainsi arbitrairement arrêté et même gardé à vue ? de ne pas vouloir révéler vos sources d'information, pourtant la règle 1ère du journalisme dit "Plutôt mourir que trahir". Il faudra donc compter sur la solidarité des confrères et quelques fois des pressions extérieurs pour avoir la vie sauve.

Que c'est dur d'être journaliste en Afrique !!!

 


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